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 Abraham + You're my whole life

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Life› embauché le : 05/08/2016
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MessageSujet: Abraham + You're my whole life   Sam 6 Aoû - 13:23



- abraham rhodes -
Et je n'étais qu'adolescence, que de folie et d'éphémère mais tout change avec la naissance.


+ nom et prénom : Abraham Colin Rhodes. + âge : 45 ans. + date et lieu de naissance : Le 14 février 1971 à Los Angeles. + nationalité et origine(s) : Américain pur souche. + profession/études : Chef du service de pneumologie. + statut civil : Célibataire. +  situation financière : Aisée. + groupe : Radioactive.


This Is Why We Fight


✃ Comment êtes vous arrivé au Road's Hope Hospital? Le Road's Hope Hospital est comme une deuxième maison pour moi. J'y ai commencé mon internat à l'âge de vingt-deux ans et j'ai gravi les échelons un par un jusqu'à mon plus bel accomplissement professionnel: ma promotion au poste de chef du service de pneumologie. Je n'étais qu'un jeune étudiant de l'université de Californie à mon arrivée et voilà vingt-trois années que j'officie dans ces murs qui me sont si chers.

✃ Quels sont vos pires et meilleurs souvenirs dans cet hôpital ? Mes meilleurs souvenirs... Ma première intervention, mon premier patient sauvé. Ma promotion au poste de chef de service. Mais surtout la fierté de voir ma fille Annabell suivre mes traces et commencer son internat. Son premier jour, ses premiers pas au sein de l'hôpital, les moments de complicité durant lesquels je peux partager mes connaissances avec elle ; ce sont sans conteste mes meilleurs souvenirs dans cet hôpital.

Mes pires souvenirs - aucun doute là-dessus - je les vis actuellement. Savoir que mon autre fille est alitée et souffrante dans une chambre me rend malade. Mais le pire ce sont ses périodes d'amnésie. Lorsqu'elle me considère comme un médecin lambda, je reçois un coup de poignard dans la poitrine. Je ne supporte pas de la voir dans cet état et je tremble de peur de la perdre. C'est un véritable cauchemar.

✃ Comment voyez vous votre avenir aujourd'hui? Mon avenir ? Voilà des années que je ne m'étais pas posé cette question. Dix ans pour être exact. Je vis au jour le jour, seul l'avenir de mes petites chéries m'importe, moi j'ai accompli mon but - devenir chef de pneumologie. Aujourd'hui je souhaite plus que tout qu'Annabell réussisse ses études et devienne le brillant médecin que je vois en elle et que Jezabel se remette de ses blessures. Il le faut. Je veux que ce cauchemar s'arrête et que l'on redevienne la famille soudée que l'on formait. Je ne demande rien d'autre ; je ne supporterais pas de perdre l'un de mes enfants. Ça ne doit pas arriver. Jamais.


Charmeur + Énigmatique + Combatif + Insatisfait + Prévenant + Arrogant + Infatigable + Admirable + Entêté + Protecteur (peut être même surprotecteur, diront certains) + Jaloux + Minutieux & Perfectionniste + Impulsif + Captivant + Autoritaire + Pédagogue à sa manière + Blagueur


Ses deux filles - ses princesses - sont toute sa vie. Il ferait n'importe quoi pour elles. + Il a une réputation de chirurgien infatigable mais il a en vérité un secret: le café, le café et le café. + Il s'est interdit toute relation sérieuse depuis le décès de sa femme, il y a dix ans. Il a tenu le coup uniquement grâce à ses filles qu'il s'est juré de protéger. + Il est proche de son frère. Ils passent beaucoup de soirées à boire un verre ensemble aux terrasses des bars lorsque l'emploi du temps d'Abraham le lui permet. + Il est extrêmement fier d'Annabelle et de sa réussite. Il n'a jamais fait de favoritisme pour sa fille pour qu'elle apprenne et s'intègre comme n'importe quel autre étudiant. + Malgré ses réticences sur les choix de carrière de Jezabel, il est tout aussi proche et fier d'elle. Ses pertes de mémoire lorsqu'elle ne le reconnait pas lui brisent le cœur. + C'est un médecin prévenant, à l'écoute de ses patients mais très exigeant envers son équipe. + C'est un éternel impatient qui ne supporte pas de rester sans rien faire. + C'était un amoureux du sport mais il n'a plus le temps d'en pratiquer autant qu'il le souhaiterait. + Il prend toujours tout sur le ton de l'humour, surtout lorsqu'il veut éviter un sujet de conversation ; ça a le don d'irriter son entourage. + Il adore le vieux rock'n roll, il en écoute tout le temps et chante à tue-tête dans la maison lorsqu'il est seul avec le volume à fond. + Il a un tatouage sur le flanc gauche qui date d'il y a vingt-cinq ans: le nom de ses deux filles avec leur date de naissance. 



The Lion Sleeps Tonight

Je ne garde que très peu de souvenirs de ma jeunesse alors laissez-moi vous présenter l’essentiel. J’ai grandi au sein d’une famille aisée, grâce à ma mère notamment. Et oui, les sexistes peuvent rabattre leur clapet, c’était madame Rhodes – une brillante chirurgienne cardiaque – qui remplissait notre porte-monnaie. Mon père, qui n’avait jamais réussi à percer en médecine, devait se contenter de son poste d’aide-soignant, mais ça, maman s’en était toujours moquée depuis leur première rencontre. Mon frère Jonathan et moi avons connu cet univers hospitalier depuis notre plus tendre enfance et s’il n’a jamais tenu à suivre les traces de nos parents, ce fut en revanche mon cas.

Enfant, j’ai toujours obtenu tout ce que je désirais, une manière pour ma mère de s’excuser de ses multiples absences. Avec mon père… C’était une autre histoire. Il n’a jamais été le père parfait, le pilier sur lequel nous aurions pu nous reposer. Il ne nous a jamais encouragé, jamais porté vers le haut. A vrai dire, dès l’instant où j’ai évoqué l’idée de suivre un cursus médical pour devenir chirurgien, il n’a jamais cessé de me rabaisser. Me voir réussir là où il avait échoué il y a des années le torturait. Il ne supportait pas de me voir réaliser son rêve à sa place et même s’il n’a jamais entrepris la moindre violence physique à mon égard, je me souviendrais toujours de ses répliques cinglantes au quotidien. « Tu n’es qu’un moins que rien. » « T’as pas la trempe pour être un médecin, déjà tout petit tu te pissais dessus au moindre bobo. » « Toi faire des études de médecine ? Aucune chance, t’es qu’un petit branleur. » Je vous épargne toute la liste. Un exemple que je m’étais promis de ne jamais reproduire sur mes propres enfants ; tout faire pour les protéger oui, mais les rabaisser ça jamais.

Mais je ne peux pas lui jeter la pierre sans explication. A vrai dire, mon père avait toutes les raisons du monde de douter de moi. Au lycée puis à l’université une réputation me précédait et pas des moindres. L’enfant terrible des Rhodes, c’était moi. J’étais un adolescent turbulent et pourri gâté ; j’usais et abusais du moindre privilège qui m’étais offert. Pas méchant pour un sou, j’étais en revanche un éternel dragueur et boutentrain, un fêtard et première et un fainéant professionnel. Alors, lorsque l’heure de mon orientation était venue, j’avais surpris tout mon entourage en annonçant mes projets ; ma mère se contentant d’un demi-sourire accompagné de quelques mots « Et bien il va avoir du boulot… Fais tes preuves. »


_________________


Dans quelle galère m’étais-je embarqué ? Je ne vous cache pas que les premiers mois furent mémorables – je découvrais les joies du campus et bien que je tenais à tout prix à impressionner ma mère et faire taire mon père, je ne pouvais résister à la tentation d’une soirée bien arrosée. Je me contentais alors du strict minimum, de quelques séances de révision intensives à l’approche des examens pour passer mes toutes premières épreuves et c’est à la bibliothèque de l’université que je l’ai rencontrée.

Elle était la plus belle étudiante du campus. A sa simple vue, le monde entier s’était éclipsé, je n’avais d’yeux que pour son doux visage encadré d’une sublime cascade de jais ondulée. Si le coup de foudre existait alors je venais d’être frappé par un milliard de volt. J’en perdais mon vocabulaire et mon assurance habituelle. De jeune homme arrogant et intrépide, je redevenais petit garçon lorsque je lui demandais timidement la permission de m’installer sur sa table pour étudier. Ce jour-là, j’étais étonnement distrait et nous nous échangeâmes quelques sourires gênés suivis de quelques phrases banales. « Je m’appelle Eleanor. » « Abraham. » Son prénom sonnait à mes oreilles comme une tendre mélodie et il ne me fallut pas plus d’informations sur sa vie pour m’éprendre cette divine inconnue. Elle aurait pu être mariée, nonne ou tueuse en série je m’en fichais ; j’en étais tombé amoureux. Après quelques amabilités elle attrapa l’un de mes livres qu’elle feuilleta et prononça quelques mots qui me changèrent à tout jamais. « Tu veux devenir médecin ? Tu pourras sauver des vies, c’est le plus beau métier du monde. »

Vous savez ce qu’on dit : il n’y a qu’une femme qui peut transformer un homme. Et bien c’était vrai. Je n’avais plus que mes parents à impressionner, j’avais le cœur d’Eleanor à gagner. Du jour au lendemain j’avais délaissé une jeunesse de débauche pour m’investir pleinement dans mes études. Ensemble, nous passions des heures à réviser, elle reprenant ses cours de littérature pendant que je me plongeais dans mes leçons d’anatomie/physiologie. Elle était ma plus belle source de motivation et je me perdais dans l’écoute de sa voix délicate et mélodieuse et dans la contemplation de son regard noisette lorsqu’elle me récitait des textes de Shakespeare ou de Poe. Nous étions devenus inséparables. Petit à petit, je lui dévoilais mes sentiments et elle mit ma patience à l’épreuve plus que n’importe qui au monde. Jusqu’au jour où elle m’avoua ses sentiments réciproques. Mon cœur fit un bond, elle me le répéta trois fois avant que je ne le comprenne. Elle m’aimait. J’étais devenu un homme heureux, heureux et comblé. Et je ne le savais pas encore, mais en quelques temps j’allais devenir l’homme le plus heureux du monde.

Nous n’avions que dix-huit ans à l’époque de notre rencontre et nous passâmes une première année de pur bonheur partagé avant qu’Eleanor ne m’annonce la nouvelle qui allait me changer à tout jamais. Nous avions alors dix-neuf ans passés. Je me souviendrai toute ma vie de son regard perdu dans le vide, ce même regard qui l’habitait lorsqu’elle ne savait pas comment m’annoncer quelque chose. Ses mains et ses bras étaient étrangement tendus, pourtant un sourire indescriptible ne quittait pas ses lèvres. Je la connaissais par cœur, pourtant cette fois-ci je ne parvenais pas à déchiffrer son attitude. « Il faut que je te dise quelque chose. C’est à la fois terrifiant et merveilleux… » Mon cerveau tournait à vive allure, mes neurones carburaient, on aurait pu éclairer une ville entière avec mes synapses, pourtant rien ne me venait… Qu’est-ce qu’il se passait ? « Je suis enceinte, Abraham. On va être parents. Tu vas être papa. » Là ce fut le blackout total. A nouveau il me fallut un moment pour intégrer l’information. Moi aussi je passais d’un sourire béat à une mine pleine d’incertitude. J’étais à la fois heureux et déboussolé. Je me sentais prêt à fonder une famille avec Eleanor mais en étais-je seulement capable ? Je n’aurais que vingt ans à la naissance de cet enfant. Je serais en plein dans mes études de médecine. Je n’étais encore qu’un gamin… Non, je venais de devenir un homme. En quelques secondes. Et j’étais enfin devenu l’homme le plus heureux du monde. Face à mon absence de réponse, Eleanor s’enquit d’un ton inquiet : « Tu es heureux, hein ? Tu le veux autant que moi cet enfant ? » « A une seule condition… » lui dis-je en posant un genou à terre « Je veux que tu deviennes ma femme. Veux-tu m’épouser Eleanor Hallyway ? »

Les années qui suivirent furent aussi intenses que merveilleuses. Nous formions une famille parfaite. La nature ne nous offrit pas un enfant comme nous le pensions au début mais deux magnifiques filles. Mes chéries, Annabell et Jezabel, mon plus beau cadeau. Eleanor devint la nouvelle madame Rhodes, pour les plus curieux et nous conciliâmes nos études à notre devoir de parents. Nous nous installâmes d’abord dans un petit appartement, jusqu’au jour où Eleanor décrocha son diplôme et entama sa carrière de journaliste tandis que je suivais mon internat dans le Road’s Hope Hospital. J’étais un étudiant assidu, tout l’inverse de mon jeune moi, adolescent. Je me découvris une véritable vocation, confirmant toutes mes intentions sur mes choix de carrière. Dès mes premières années à l’hôpital, j’avais fait preuve de solides connaissances théoriques, j’étais un bon diagnosticien et dès que je fus en mesure de le prouver un excellent chirurgien en devenir. J’étais précis et sûr de moi et de mes gestes, tout en étant aussi proche et avenant de mes patients et de leur entourage que mes obligations me le permettaient. Le temps passant, je gravais les échelons. D’interne je devins résident et je finis par me spécialiser dans la chirurgie thoracique, plus particulièrement la médecine pulmonaire. Mon diplôme en poche, je devins titulaire au Road’s Hope, cet établissement qui m’avait accueilli depuis ma première année de formation sur le terrain. Nos deux adorables filles grandirent, nous déménageâmes dans une charmante maison toujours à Los Angeles et nous les élevions avec tout l’amour et la tendresse que nous avions pour elles. Elles étaient mes princesses et je n’avais pas honte d’être un véritable papa poule. Je ne pouvais rien leur refuser. Si à l’hôpital j’étais devenu un médecin minutieux et autoritaire, à la maison j’avais beaucoup plus de mal à faire preuve de sévérité, si bien que c’était souvent madame qui devait jouer le rôle du « mauvais flic » à ma place. « Tu as le beau rôle toi », me reprochait-elle, « tu n’es là que pour les bons moments. » Mais il me suffisait d’un sourire et d’un baiser pour me faire pardonner. Annabell et Jezabel étaient mes trésors et les voir grandir m’emplissait de fierté. Notre vie était parfaite, jusqu’à cette maudite soirée.


_________________


Les souvenirs de cette nuit sont gravés au fer rouge dans ma mémoire. Nous rentrions d’une soirée au restaurant pour fêter l’anniversaire de notre première rencontre. J’avais alors trente-cinq ans, les filles en avaient quinze. J’étais au volant et je sifflotais l’air qui passait à la radio, une chanson de l’époque du groupe Texas – Inner Smile. J’écoutais d’une oreille distraite la conversation des trois femmes de ma vie, mes deux chipies tentant à tout prix de convaincre leur mère de les emmener au cinéma le lendemain et j’éclatais d’un rire léger lorsqu’elle celle-ci céda à leur demande. Je me souviens encore du regard complice que nous nous échangeâmes avec Eleanor, ce même regard espiègle qui signifiait « elles ont encore gagné ». Notre dernier regard. Tout se produisit alors si vite… Des phares aveuglants. Un flash lumineux. Une voiture en contre-sens. Je freinais, tentais de l’éviter, en vain. Le conducteur nous percuta, le choc fut si violent, j’en eus le souffle coupé et manquai de perdre connaissance. Pendant de longues secondes je ne trouvais pas la force de réagir. C’est une main familière qui me tira de ma léthargie. Je serrais entre mes doigts la main d’Annabell et je m’empressais de sortir de la voiture, ignorant la douleur qui s’emparait de chaque muscle de mon corps au moindre effort. J’ouvrais la portière arrière, sortant mes filles de la voiture. Jezabel était sous le choc, complètement dans les vapes, mais ne semblait pas souffrir de blessures vitales. Je la confiais au soin de sœur avant de me ruer vers la porte passager. Il fallait que je m’assure que tout le monde aille bien avant de faire quoi que ce soit. Sitôt arrivé, je remarquais son absence de réaction et tout ce sang inquiétant. Je forçais sur la portière enfoncée jusqu’à la faire céder et je tentais de faire réagir Eleanor. « Chérie, chérie est-ce que ça va ? Réponds-moi. » Rien. Je cherchais du regard l’origine de l’hémorragie, il fallait que je connaisse la gravité de sa blessure mais bien vite un constat bien plus terrifiant s’imposa : elle ne respirait plus. Je devais agir. Je l’extirpais du véhicule et l’allongeais sur le sol. D’une main tremblotante, je composais le numéro des urgences tout en m’assurant de l’absence de pouls de ma moitié. Je leur donnais les informations nécessaires à l’arrivée des secours avant de raccrocher, jetant le téléphone sans y prêter attention. J’entamais un massage sur sa poitrine pour réveiller son activité cardiaque, pour la ramener. « Restez à l’abri » criai-je à l’attention d’Annabell. « Veuille sur ta sœur, ne viens pas par ici ! » Je ne voulais pas qu’elle voit sa mère dans cet état. Je ne voulais pas prendre le risque de la mettre en danger, de me distraire de la procédure que j’appliquais sur la femme de ma vie. « Je t’en prie réveille toi. » lui intimai-je. « Ne me laisse pas seul. N’abandonne pas les filles. On a besoin de toi. J’ai besoin de toi. » Mes bras s’enflammaient, la fatigue me tiraillait et de premières crampes s’annonçaient mais je n’abandonnais pas, ignorant moi-même d’où je trouvais ces ressources inespérées. Alors que j’entendais les premières sirènes approcher, je ne lâchais rien. « Je ne peux pas vivre sans toi ! Tu es toute ma vie ! Je ne suis rien sans toi ! Je t’interdis Ele ! Je te l’interdis ! Ne pars pas ! » Des hommes en uniforme accoururent, voulurent me remplacer mais je me débattais. Je ne devais pas arrêter, elle allait se réveiller. « Occupez-vous de mes filles ! Soignez mes filles ! Est-ce qu’elles vont bien ? Est-ce que mes filles vont bien ?! » Je luttais encore quelques secondes mais une main ferme attrapa mon épaule. Un urgentiste se tint accroupit en face de moi et d’un hochement de tête conjoint, il prit le relai tandis qu’on m’emmenait vers une ambulance, ignorant mes cris et mes plaintes pour rester au côté de ma femme inerte depuis bien trop longtemps.

Ma vie – notre vie – venait de basculer. Les secours n’avaient pas réussi à sauver Eleanor et son décès finit par être prononcé après d’interminables tentatives de réanimation. J’étais abattu, détruit. Je venais de perdre l’amour de ma vie, celle qui m’avait changé, qui m’avait toujours encouragé et qui m’avait offert mes deux filles. Nous étions tous détruits. Mais pour mes enfants je n’avais pas le choix, je devais être le meilleur père possible, celui sur lequel elles pourraient se reposer durant cette période si sombre. Je fis mon deuil silencieusement, seul. Je ne laissais que rarement mes émotions transparaître car je le savais, si je me laissais aller je craquerais sans demi-mesure. Sans mes filles, j’aurais probablement plongé dans l’alcool pour me consoler, mis ma carrière de côté car plus rien n’aurait compté à mes yeux. Mais je tins bon. Je les aidais du mieux que je pouvais à avancer et nous restâmes tous les trois aussi soudés que nous l’avions toujours été. Les semaines qui suivirent l’accident, je pris congés sur congés, délaissant totalement l’hôpital pour me consacrer à mes enfants. Je me souviens du soutien apporté par mes collègues et de leur compréhension. C’est le genre de choses que l’on n’oublie pas. Nous nous reconstruisîmes, bien qu’un douloureux et poignant sentiment de culpabilité ne me quittait pas ; c’était moi qui était au volant ce soir-là, ma responsabilité. Je ne me pardonnerais jamais mon absence de réaction – même si je ne pouvais probablement rien faire. Je m’étais refait le scénario dans ma tête un nombre incalculable de fois, une torture que je m’infligeais certainement pour me punir de ce qui était arrivé. Eleanor était morte parce que je n’avais pas su éviter cette voiture. Depuis ce jour, je n’ai jamais connu la moindre relation sérieuse. Je me l’interdis. Par souvenir de notre amour, par respect pour mes filles et l’affection qu’elles portaient à leur mère. C’est peut-être idiot mais ces pensées n’ont pas changé depuis toutes ces années.


_________________


Aujourd’hui, beaucoup de choses ont évolué dans ma vie. Je suis devenu chef du service de pneumologie au Road’s Hope Hospital. J’y suis un médecin respecté, strict mais toujours juste. Annabell a décidé depuis plusieurs années de suivre des études de médecine. Vous n’imaginez pas ma fierté lorsqu’elle m’annonça cette nouvelle. Complices depuis toujours, nous partageons de longues conversations sur le quotidien de l’hôpital et je suis toujours prêt à répondre à ses questions et à lui donner des conseils. Même si je n’ose pas l’admettre, la savoir dans le même établissement que moi a un côté rassurant et je ne peux m’empêcher de surveiller si tout va bien pour elle – en évitant d’intervenir malgré tout : pas de favoritisme de ma part. Je veux qu’elle reçoive tout le mérite pour lequel elle travaille dur, pas que l’on prétende que j’y suis pour quelque chose, c’est entièrement faux. Avec Jezabel, ce fut une autre histoire. Ces dernières années, nous eûmes nos hauts et nos bas. Tout aussi proches et complices qu’avec sa sœur, nous avons pourtant connu quelques différences d’opinions. Elle m’a annoncé vouloir suivre des études littéraires pour devenir écrivaine et je dois avouer avoir grincé des dents au début. Je voulais le meilleur pour mes filles, m’assurer qu’elles aient un avenir radieux et toutes les armes pour y parvenir. Selon moi le métier d’auteur était trop incertain… J’étais inquiet pour elle. Je m’y opposais d’abord, jouant de mon humour de père foireux pour faire passer le message en douceur mais ça ne prenait pas avec Jezabel. Nous finîmes par nous disputer et elle ne m’adressa pas la parole durant plusieurs jours. Assez longtemps pour que je me remettre en question. Toute mon enfance, mon père m’avait brimé et rabaissé et je m’étais juré d’encourager mes enfants dans tous leurs projets. Jezabel avait hérité du talent littéraire de sa mère, c’était un cadeau précieux et je ne devais pas l’empêcher de le faire mûrir et de le sublimer. « Je te soutiendrais toujours, ma puce. Je suis fier de toi, je sais que tu vas y arriver. » finis-je par lui dire en symbole de notre réconciliation, car avouons-le, au sein de notre famille les disputes ne duraient jamais bien longtemps.

Un joli petit quotidien, une sérénité retrouvée me direz-vous… Oui, jusqu’à quelques temps. Un accident survint dans l’appartement de Jezabel il y a peu de temps. Un incendie qui ravagea les lieux et brûla grandement mon enfant. Son état d’abord critique se stabilisa avec le temps et elle demeure depuis à l’hôpital où elle subit jour après jour des soins douloureux que je ne souhaiterais à personne. Vous n’imaginez pas à quel point j’ai été inquiet à l’idée de perdre l’une de mes filles, de revivre à nouveau ce cauchemar. Je ne vis que pour elles et l’idée de perdre l’une de mes jumelles chéries m’est insupportable. Je vais la voir dans sa chambre dès que je le peux. Je me suis assuré que quelqu’un veille en permanence sur son état et je sais que sa sœur ne quitte que rarement son chevet. Malgré la rage et la colère de ne pouvoir rien faire de plus pour elle, de me sentir impuissant face à son état, ce qui me fait le plus mal ce sont ses pertes de mémoire. Depuis l’accident, Jezabel souffre d’amnésies passagères. Un matin je suis son père, le suivant je suis un docteur inconnu qui trouble sa tranquillité. Ça me rend malade, j’en souffre en silence, me contenant d’un baiser sur son front accompagné d’un « je repasserai plus tard voir comment tu vas. », même si ça doit lui sembler étrange venant d’un homme qu’elle ne reconnait pas. J’ai peur. Je suis terrifié. Je crains qu’un jour elle perde ses souvenirs et ne les récupère jamais. Qu’elle finisse par me considérer comme un total inconnu. Que je la perde elle aussi. Alors je maudits cette infortune qui s’acharne sur les membres de ma famille et travaille sans relâche pour m’occuper l’esprit avant de prendre un verre avec Jonathan – mon frère – à la sortie du boulot. Puis deux. Puis trois. Jusqu’à ce qu’il décide que c’en est assez pour la soirée et qu’il me raccompagne à la maison.



+ pseudo/prénom : adidiboo. + âge : 25 ans. + où avez-vous connu le forum : PRD. +  suggestions : Je n'en vois pas là tout de suite . + temps de connexion : 7J/7. + votre personnage est-il un scénario : Oui, de Jezabel . + un dernier mot : Le premier qui fait du mal à mes filles, je le bouffe. .

Code:
[color=palevioletred]ERIC DANE[/color] → [i]abraham rhodes[/i]




Dernière édition par Abraham Rhodes le Dim 7 Aoû - 0:36, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Abraham + You're my whole life   Sam 6 Aoû - 13:31

Tu es magnifique

Garde moi un magnifique lien
j'adore le début de ta fiche
bon courage pour la suite
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MessageSujet: Re: Abraham + You're my whole life   Sam 6 Aoû - 14:05

Et toi alors

Merci beaucoup ! Pas de souci pour le lien, je te le garde avec grand plaisir
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MessageSujet: Re: Abraham + You're my whole life   Sam 6 Aoû - 14:08

Hello, bienvenue dans le coin !
C'est moi le concierge alors s'il te plait essaye de pas trop salir le couloir Razz
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MessageSujet: Re: Abraham + You're my whole life   Sam 6 Aoû - 14:23

le plus beau des daddy.
N'hésites pas si besoin et bienvenue ici

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Nulle amie ne vaut une sœur.
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MessageSujet: Re: Abraham + You're my whole life   Sam 6 Aoû - 15:16

Brigdam:: Merci beaucoup !! Je vais essayer mais je ne promets rien

Annabell:: Ma fiiiiiiille !! J'ai surtout les plus belles princesses du monde
Merci beaucoup ! Si j'ai un souci je n'hésite pas.
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MessageSujet: Re: Abraham + You're my whole life   Sam 6 Aoû - 17:18

OMG je n'avais pas vu que tu avais commencé ta fiche
Bienvenue au plus beau

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It started out as a feeling which then grew into a hope. Which then turned into a quiet thought. Which then turned into a quiet word and then that word grew louder and louder. 'Til it was a battle cry, I'll come back. When you call me, no need to say goodbye. ©️ sweet peach
 
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MessageSujet: Re: Abraham + You're my whole life   Sam 6 Aoû - 17:32

Héhé ouiii je l'avais commencée

Merciii ma magnifique fille
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MessageSujet: Re: Abraham + You're my whole life   Sam 6 Aoû - 19:43

ok, je meurs.
papa rhodes est juste comme ses filles d'ailleurs
bienvenue parmi nous
& bon courage pour ta présentation
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MessageSujet: Re: Abraham + You're my whole life   Sam 6 Aoû - 23:01

Ah nan, ne meurs pas ! Si tu meurs je vais te ranimer moi

Merci beaucoup en tout cas

(mais ouais, les Rhodes c'est une famille de beau-gosses )
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MessageSujet: Re: Abraham + You're my whole life   Sam 6 Aoû - 23:05

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MessageSujet: Re: Abraham + You're my whole life   Sam 6 Aoû - 23:06

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MessageSujet: Re: Abraham + You're my whole life   Sam 6 Aoû - 23:12



- Félicitations -
Tu peux te rendre à l'hôpital !


Je suis totalement amoureuse de ton histoire. Tu as réussi à cerner la façon dont je voyais le père Rhodes J'aime, j'aime, j'aime.


Voilà, tu as réussi ! Tu as réussi à tenir le coup jusque là, tu es à présent dans l'enceinte de l'hôpital. Avant de pouvoir te lancer, corps et âme dans le RP, certaines choses sont à faire. Tout d’abord, il faut que tu vérifies que ton avatar a été recensé ici. Après, tu ne comptes pas te tourner les pouces toute la journée, tu as bien un petit métier, tu trouveras le recensement des métiers ici. Dormir ? De temps en temps, c’est essentiel, dormir dans la rue tu ne feras pas ! Viens créer ton logement par ici. Pour terminer, si tu as la moindre question concernant l'hôpital, n’hésite pas à en faire dans ce sujet. Tu es à présent libre de tes actes, cours, vole, sache que les administratrices seront à ton écoute.
Nous te souhaitons un bon jeu parmi nous.

_________________
Because everything's changing
It started out as a feeling which then grew into a hope. Which then turned into a quiet thought. Which then turned into a quiet word and then that word grew louder and louder. 'Til it was a battle cry, I'll come back. When you call me, no need to say goodbye. ©️ sweet peach
 
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MessageSujet: Re: Abraham + You're my whole life   Dim 7 Aoû - 11:27

Mais quel famille .. et quel rapidité, bienvenue
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MessageSujet: Re: Abraham + You're my whole life   Dim 7 Aoû - 12:58

Merci beaucoup docteur Clarke
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MessageSujet: Re: Abraham + You're my whole life   

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Abraham + You're my whole life

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